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Le Mercredi 03 Septembre 2008Poster un commentaire

L'Annuaire Brésil

LES MEILLEURS TOURS DU BRESIL! Cliquez ici.

Le Brésil en photos: cliquez ici
> Le Delta de la Parnaíba (PI). Découvrez le plus grand delta des Amériques

Brésil, rio, carnaval, nordeste> RIO DE JANEIRO: Première destination touristique nationale, Rio brille avec Copacabana et son Carnaval.
> CARNAVAL DE RIO: La plus grande fête collective du monde attire des visiteurs du monde entier..
> LES CHUTES DE L'IGUAÇU: La nature dans toute sa splendeur.



Fortaleza, CearáFORTALEZA - La grouillante et animée Capitale de l'Etat du Ceará, une ville où il fait bon vivre. De belles plages, la richesse de l'artisanat nordestino et les délices de la cuisine brésilienne. Point de départ pour découvrir le Nordeste du Brésil



Natal, Rio G. do NorteNATAL - Le Rio Grande do Norte, sa Capitale, Natal, ses belles plages et l'hospitalité de son peuple attirent de plus en plus les visiteurs en quête de nouvelles découvertes. Natal est également le point de départ pour connaître les villes voisines (João Pessoa, Recife,..)


Florianopolis, Santa CatarinaFLORIANOPOLIS - Ville animée et cosmopolite, Florianópolis, la Capitale de l'Etat de Santa Catarina est pleine de charme et de secrets. Plage, sports, randonnées, bars et bistrots auront de quoi bien remplir vos journées. Point de départ pour découvrir les autres capitales du sud brésilien (Curitiba et Porto Alegre)


La plage de Geribá, à Búzios, RJLES PLAGES - Les plus de 7.500 km de côtes du Brésil vous réservent quelques-unes des plus belles plages à découvrir: Fernando de Noronha, Porto de Galinhas, Jericoacoara, Canoa Quebrada, Genipabu, Pipa, Morro de São Paulo, Costa do Sauípe, Búzios, Ilha Grande,....

Le Vieux Salvador, BA

DES VILLES DE MAGIE - Partir à la découverte des traditions léguées par les cultures africaines dans le Nouveau Monde: Salvador, la capoeira, les rythmes, le sens de la fête et la magie des croyances populaires. Visitez aussi les plages de Porto Seguro et de la Costa do Descobrimento! MAJ: le 05 sept 2005

Le Brésil baroqueDES VILLES BAROQUES - Le Brésil Baroque, des villes historiques restées hors du temps, telles Ouro Preto, Congonhas, Diamantina, Olinda, São Luís, Goiás Velho, toutes classées Patrimoine Culturel et Historique de l'Humanité par l'UNESCO
.


Amazonie, BrésilL'OBJET DE LA CONVOITISE - L'Amazonie ne cesse d'enchanter les voyageurs qui, depuis tout temps, veulent découvrir toute la beauté du grand concerto de la nature et dévoiler ses secrets

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Le Lundi 24 Octobre 2005Poster un commentaire

RIO DE JANEIRO - Copacabana


Copacabana, la doyenne

Carte postale du pays, Rio est la principale destination touristique du Brésil pour les touristes étrangers. 
La beauté naturelle de la ville lui a valu le surnom de Rio, la ville merveilleuse. Son Carnaval est le plus grand spectacle collectif de la planète.

 

Copacabana: la Princesse de l'Atlantique et la carte postale du Brésil

Pendant longtemps Copacabana a été l'une des cartes postales du Brésil. Sa longue plage avec le Pain de Sucre à l'autre bout... C'est encore vrai de nos jours, mais il y a un prix à payer pour cette renommée mondiale: le surpeuplement et l'apparition des problèmes qui en découlent. 

Les autorités réagissent et le quartier est en rénovation constante: de nouveaux trottoirs, nouveau système d'éclairage qui permet aux riverains d'y pratiquer des sports même le soir, un meilleur aménagement du front de mer et augmentation de la sécurité. On ne vient pas à Rio sans y faire un tour.

Lors des congés, l'Avenida Atlântica est fermé à la circulation automobile et rendue aux piétons, aux promeneurs et aux cyclistes.

UN QUARTIER ANIME
Malgré tous les avatars que le quartier et la plage connaissent, l'été - et surtout le dimanche - la plage se transforme et on a du mal à y trouver une petite place, tel que vous pouvez voir sur la photo ci-contre.

Le big bazar de Copacabana
Toutes les tribus s'y donnent rendez-vous sous un soleil de plus de 30° C - souvent même avoisinant les 40°C! Personnes âgées, enfants et les habitants des banlieues, jouers de volley-ball, de foot-ball de plage, marchands ambulants de maillots de bain, d'huiles de bronzage, de sandwiches naturels, de glaces, de parasols, etc. Un vrai bazar.

Un peu de marche
Le sport préféré des habitants du quartier est de faire un peu de marche, du jogging ou du vélo au bord de la plage. Cette habitude des cariocas vous semblera certainement surprennante: la forme physique et l'esthétique sont de rigueur sous ces tropiques. Allez-y et faites un peu de sport vous aussi!

  COPA LA NUIT
La nuit à Copacabana
Les nuits de ce quartier sont très animées. Des restaurants pour tous les goûts, des maisons de spectacles non moins hétéroclites aux boîtes de nuit pas toujours de bonne renommée... et de bonnes fréquentations.

De la marche et du vélo
L'une des activités les plus appréciés des habitants de Copacabana est de faire de la marche, de la course et du vélo en semaine et, surtout, les week-ends, lorsque l'avenue est interdite à la circulation automobile.

Comment y arriver
Si vous êtes hébergé dans un autre quartier, il n'y a pas de problème: touts les chemins mènent à Copacabana. Des dizaines de lignes d'autobus traversent le quartier. En outre, il y a une station du métro (Cardeal Arcoverde) qui vous laisse à quelques dizaines de mètres de la plage. Pour environ R$ 15,00 (US$ 7,5) vous pourrez y aller depuis le centre-ville, par l'aterro.

 

LES POSTOS
Du Leme au Posto 6
En fait, le front de mer sud-est de la ville commence juste sur la droite du Pain de Sucre. De ce côté-là, il y a deux plages: Praia Vermelha et Leme. Cette dernière finit à la hauteur de la Rua Princesa Isabel, au coin de l'Hôtel Méridien. De ce point-là vers la droite, c'est déjà Copacabana, laquelle s'étend jusqu'à la pointe de l'Arpoador

Les Postos
Les postos sont de petites tours qui jalonnent le bord de la plage: on y trouve des toilettes publiques et c'est de ces postos que les agents de sauvetage sont postés. Pour les cariocas, la plage de Copacabana va du Posto 4 au Posto 6.

Chaque posto a sa tribu
Il ne faut pas croire qu'il s'agit d'une seule et même plage, car chaque posto est peuplé par sa tribu. Et dans un même posto, le public varie d'une heure à l'autre. Pour les visiteurs, les meilleurs endroits à rester c'est devant les grands hôtels.

LES SYMBOLES DU QUARTIER
Les trottoirs de CopaLes trottoirs typiques de Copacabana
Lorsque vous vous promenerez au bord de la mer à Copacabana, remarquez les célèbres pierres portugaises employées dans les trottoirs de Copacabana. D'ailleurs, ces pierres sont utilisées un peu partout dans la ville et sont la marque déposée de Rio de Janeiro.

Vue de CopacabanaLa plage qui a fait la renommée de Rio
Copacabana,dans les années 40 et 50 fut la plage chic de Rio. Son Avenida Atlântica a déjà été l'adresse la plus chic de la ville. Le très célèbre Hôtel Copacabana Palace - classé Patrimoine de la Ville - était le rendez-vous galant de bien des célébrités de ce monde.

Une razzia sur le quartier
La rançon du succès n'a pas tardé: surpeuplement et tout ce qui s'ensuit... la dégradation de la qualité de vie. La plage n'a pas perdu la beauté qui a fait sa renommée, mais les conditions même de l'eau ne permettent pas de s'y baigner... Ce qui est dû aux problèmes d'infra-structure de la ville et qui concerne les autres plages de Rio. Seule la construction du nouvel émissaire sousmarin permettra d'y remédier.

  COPA LA COMMERÇANTE
L'activité commerciale est des plus intenses dans ce quartier surpeuplé où les passants et les habitants commencent la journée assez tôt et, depuis quelques mois, peuvent flâner et pratiquer des sports jusque tard le soir grâce au nouvel éclairage public.

Les rues commerçantes
Les principales rues commerçantes du quartier sont la célèbre Avenida Nossa Senhora de Copacabana, qui, après 7 heures du matin est prise d'assaut par une foule d'autobus qui se font la guerre, et la Rua Barata Ribeiro. L'Avenida Copacabana longe le littoral, dans le deuxième rang car, face à la mer se trouve l'Avenida Atlântica, jadis l'une des plus chics de Rio.

Souvenirs et vêtements
Les magasins - et surtout les banques - occupent une bonne surface de l'Avenue Copacabana. Le voyageur y trouvera aussi beaucoup de points de vente d'objets pour les touristes, des piranhas aux toucans faits en pierre semi-précieuses.


La gastronomie de Rio de Janeiro: la cuisine carioca.

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Le Lundi 24 Octobre 2005Poster un commentaire

Fortaleza

L'accueillante Capitale du Ceará, est l'une des principales destinations touristiques du Brésil. Dans les bistrots de l'avenue du front de mer et sur le Pont des Anglais (Ponte dos Ingleses), les couchers du soleil y sont un spectacle à part.

Fortaleza est connue pour ses plages, l'accueil, l'hospitalité et l'accueil chaleureux de ses habitants, pour son ambiance de fête et pour ses richesses culturelles et artistiques.

La nuit l'animation règne jusqu'au petit matin dans les salles de spectacles et bars du front de mer, dont le célèbre Forró do Pirata

Quelques-unes de ses plages sont le paradis pour les amateurs de plongée, de pêche, de surf et autres sports nautiques.

Principaux attraits :

- Le Carnaval
- Les plages (Meirelles, Iracema, Futuro, etc)
- les clubs de vacances
- Riche artisanat local (dentelle)
- Excursions découverte
 
Côte Occidentale (Jericoacoara),
  Côte Orientale (
Canoa Quebrada)



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Le Lundi 24 Octobre 2005Poster un commentaire

Jericoacoara

LA PLUS BELLE PLAGE DU NORDESTE


Les carnaúbas cachent le village et les cocotiers avancent sur la grève. Les jangadas, voiles blanches dressées au vent, se profilent à l'horizon et semblent attendre le départ vers le grand large. Et les dunes, partout.

Ces images de paradis retrouvé et de désert, c'est le cadre dans lequel on découvre celle qui est devenue la plus belle des plages du Nordeste. Selon le très sérieux Washington Post (15/3/1987), l'une des dix plus belles plages du monde. Jericoacoara, la paisible, vous attend pour vous dévoiler les secrets du bonheur.

Depuis que le monde a découvert Jericoacoara, il y a de cela 25 ans, les pêcheurs du village ont vu apparaître des visiteurs venus des quatre coins du monde. Des Américains, des Allemands, surtout.

Les premiers guides qui faisaient les promenades à dos d'âne ont abandonné ces derniers au profit des buggies qui sillonnent désormais les dunes et le rivage. Ce bouleversement a continué avec l'arrivée de l'électricité, il y a un peu plus de trois ans. Cependant, la création d'une APA (Aire de Protection de l'Environnement) de Jericoacoara préserve le site d'un tourisme prédatoire.

La chaleur de l'accueil cearense


Grâce à l'APA, Jericoacoara reste la même et l
es 1.500 âmes de ce district de Jijoca font de leur mieux pour réserver le meilleur accueil au visiteur. De la bonne cuisine aux fruits de mer de la côte nordestina aux délicieuses boissons et cocktails préparés à l'allégresse des nuits de forró.

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Le Lundi 24 Octobre 2005Poster un commentaire

Brésil

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

 

Le Brésil est le pays le plus vaste et le plus peuplé d'Amérique latine. Avec une superficie de 8 547 400 de kilomètres carrés et une population de 183 987 291 habitants, c'est aussi le cinquième pays du monde par la superficie et par le nombre d'habitants[1]. En 2007, le Brésil est la dixième puissance économique mondiale avec un PIB de 1 314 Mds $ soit 2,42 % du PIB mondial (World Bank, GDP 2007). le Brésil couvre la moitié du territoire de l'Amérique du Sud, partageant des frontières avec tous les pays à l'exception du Chili et de l'Équateur.

Le Brésil possède des caractéristiques communes avec la plupart des autres pays d'Amérique du Sud : c'est un pays en majorité catholique, la densité humaine moyenne est assez faible et la population est fortement urbanisée[2]. Le Brésil est néanmoins une des seules nations du continent qui ne fut pas jadis une colonie espagnole. Colonie prospère de la couronne portugaise durant plusieurs siècles, le pays est aujourd'hui le seul héritage du Portugal en terre américaine, héritage qui se manifeste principalement par la langue officielle, le portugais.

République fédérale et libérale, le Brésil présente de forts contrastes géographiques et sociologiques. Alors qu'une grande partie du territoire est couvert par la forêt amazonienne pratiquement vide d'hommes, la côte sud-est abrite les mégapoles de São Paulo et Rio de Janeiro. Les inégalités économiques sont parmi les plus élevées du monde[3].

Sommaire

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Histoire [modifier]

Les tentatives de colonisation française au Brésil : la France antarctique et la France équinoxiale

Voir aussi Théories du premier peuplement de l'Amérique.

La colonisation portugaise [modifier]

En 1534, quinze capitaineries sont définies sur un territoire dans lequel les Portugais n'ont encore pratiquement aucune installation permanente. Noter que le territoire s'arrête brusquement vers l'ouest, moins loin que la frontière brésilienne actuelle : il s'agit de la limite des terres portugaises telles qu'elles sont définies par le traité de Tordesillas
En 1534, quinze capitaineries sont définies sur un territoire dans lequel les Portugais n'ont encore pratiquement aucune installation permanente. Noter que le territoire s'arrête brusquement vers l'ouest, moins loin que la frontière brésilienne actuelle : il s'agit de la limite des terres portugaises telles qu'elles sont définies par le traité de Tordesillas

En 1500, Pedro Alvares Cabral découvre les côtes brésiliennes et annonce avoir découvert de nouveaux territoires revenant au Portugal : selon le traité de Tordesillas signé en 1494 sous l'égide du pape Alexandre VI, toutes les terres nouvellement découvertes situées à plus de 370 lieues à l'ouest du Cap Vert allaient à l'Espagne, et les autres allaient au Portugal. Ce qui forme aujourd'hui la moitié est du Brésil revenait ainsi au Portugal.

Des navigateurs reviennent au Brésil et rapportent le bois de Brésil, bois de couleur braise qu'ils achètent aux Indiens contre divers objets et auquel le Brésil doit son nom actuel. Toutefois, l'entreprise de colonisation à proprement parler ne commence que dans les années 1530, sous le règne de Jean III. En 1532 est fondé le premier village São Vicente. En 1533, le Brésil est divisé en quinze capitaineries, chacune dirigée par un donatário héréditaire. Seules deux capitaineries prospèrent : São Vicente et Pernambouc. C'est dans cette dernière qu'est d'abord introduite de la canne à sucre, principale richesse commerciale du Brésil jusqu'au début du XVIIIe siècle. Devant le relatif échec de la colonisation, le roi du Portugal place le Brésil sous son autorité directe et nomme un gouverneur général qui chapeaute les quinze capitaineries. Il s'établit à Bahia.

Durant l'été 1554, Nicolas Durand de Villegagnon visita secrètement la région du Cabo Frio, sur la côte brésilienne, où ses compatriotes se cachaient habituellement. Là-bas, il obtint des informations de grande importance auprès des Indiens Tamoios, s'informant des habitudes des Portugais sur ce littoral et récoltant les données nécessaires à une future expédition en vue de fonder un établissement colonial. Le site choisi se situait près de deux cent kilomètres au sud : la baie de Guanabara, que les Portugais évitaient en raison de l'hostilité des indigènes de la région. Le projet était de transformer cette zone en une puissante base militaire et navale, depuis laquelle la Couronne française pourrait tenter de contrôler le commerce avec les Indes occidentales. C'est le début de la "France antarctique", nom donné à l'éphémère colonie française qui occupa la baie de Rio de Janeiro au Brésil, de 1555 à 1567 et finalement fut éliminée par l'arrivée de renforts portugais. En réponse aux autres tentatives françaises de conquête territoriale au Brésil (avec la France équinoxiale près de São Luís (Maranhão) entre 1612 et 1615), la Couronne portugaise décida d'intensifier la colonisation du Brésil et d'améliorer son statut.

Le Brésil commence à se développer économiquement. L'exploitation de la population indienne locale n'est plus suffisante pour la production sucrière et en 1550, les premiers esclaves sont importés d'Afrique. La traite négrière dure jusqu'au milieu du XIXe siècle : le Brésil est le pays ayant reçu le plus d'esclaves noirs, avec environ 5,5 millions d'Africains déportés du XVIe siècle à 1850, soit 40 % du total[4].

À la fin du XVIIe siècle, on trouve de l'or un peu à l'intérieur des terres. L'activité minière prend alors une importance considérable et permet l'essor d'une vaste région connue sous le nom de Minas Gerais.

Le Brésil Indépendant [modifier]

Carte du Brésil
Carte du Brésil

En 1807, Napoléon envahit le Portugal et le régent Jean VI s'embarque pour le Brésil et s'installe à Rio. Lorsqu'il quitte l'Amérique, en 1821 seulement, il laisse son fils Dom Pedro. Les Cortes cependant veulent ramener le Brésil au rang de simple colonie et rappellent Dom Pedro au Portugal. Celui-ci, soutenu par la population brésilienne, refuse de rentrer en Europe et proclame l'indépendance du Brésil. Il est déclaré empereur en 1823. En 1825, le Portugal reconnaît l'indépendance brésilienne. En 1831, pourtant, Pierre Ier, très contesté, doit abdiquer. Il transmet le pouvoir à son fils Pierre II, alors âgé de six ans. Pierre II est déclaré majeur en 1840.

Sous le règne de Pierre II, le Brésil connaît un début de modernisation et d'industrialisation. L'esclavage est aboli, mais plus tardivement que dans les pays européens, puisqu'il n'est entièrement supprimé qu'en 1888. En 1889, l'armée renverse Pierre II et la République est proclamée, mais le pays ne devient pas une démocratie pour autant.

Le 4 octobre 1930, Getúlio Vargas devient président après un coup d'État. Il reste au pouvoir jusqu´en 1945. En 1942, suite à des attaques de sous-marins allemands, le pays entre dans la Seconde Guerre mondiale. En 1945, Vargas doit démissionner et le Brésil connaît une vingtaine d'années de démocratie.

À partir de 1964, le Brésil connaît, comme d'autres pays d'Amérique latine, une violente dictature militaire de droite. Dans les années 1970, le gouvernement brésilien a participé à l'opération Condor, vaste plan de coordination entre les dictatures militaires latino-américaines afin de lutter contre les opposants aux régimes, dans tout le continent. On dénombre, au Brésil, un grand nombre de groupes révolutionnaires qui, dès 1964, ont organisé la résistance contre le pouvoir militaire. La plupart d'entre eux ont pris forme dans les milieux d'étudiants. Parmi eux, on peut citer le MR-8, plutôt basé à Rio de Janeiro, ou l'ALN (Action de libération nationale), basée à São Paulo.

En 1985, un civil, Tancredo Neves, est élu à la présidence mais meurt avant son entrée en fonction. C'est alors José Sarney qui devient président. La démocratie s'installe dans un contexte économique et financier difficile.

Le 27 octobre 2002, Luiz Inácio Lula da Silva, ancien syndicaliste, remporte l'élection présidentielle. Il est réélu le 28 octobre 2006. Il est le premier président socialiste du Brésil.

Politique [modifier]

Chambre des Députés et Sénat à Brasilia
Chambre des Députés et Sénat à Brasilia

Le Brésil est une république fédérative présidentielle, composée de 26 États et d'un district fédéral. Sa constitution a été adoptée en 1988.

Le président est élu pour un mandat de 4 ans et peut être réélu une fois. Le président actuel est Luiz Inácio Lula da Silva, surnommé Lula, âgé de 57 ans.

Le droit de vote est facultatif pour les citoyens qui ont entre 16 et 18 ans et pour ceux qui ont plus de 65 ans, il est obligatoire pour les citoyens qui ont entre 18 et 65 ans. La très grande majorité des Indiens ont le statut de mineur protégé et sont, à ce titre, dépourvus de droits civiques[5].

Le pouvoir législatif est exercé par la Chambre des députés et le Sénat. La Chambre des députés est composée de 513 sièges et le Sénat compte 81 membres (3 sénateurs par État et 3 sénateurs pour le district fédéral).

Géographie [modifier]

Les 5 grandes régions statistiques : 1) Centre-ouest 2) Nordeste 3) Nord 4) Sudeste 5) Sud
Les 5 grandes régions statistiques : 1) Centre-ouest 2) Nordeste 3) Nord 4) Sudeste 5) Sud

Le Brésil s'étend sur une superficie totale de 8 514 877 km². La majorité de la population vit près de la côte de l'Océan Atlantique, qui, dans le sud, est bordée par la Serra do Mar. Le vaste plateau du Brésil occupe une grande partie du sud et de l'est du pays. Dans le nord du pays, région de la forêt amazonienne, les altitudes sont moins élevées. Les densités de population y sont globalement faibles.

La saison pluvieuse s'étale de novembre à mai au nord, avec des pluies très importantes sur les forêts pluvieuses. Le sud connaît lui des étés chauds et des hivers froids (en juillet-août). De manière générale, le climat est légèrement plus tempéré en bordure de mer, et en altitude, et sous la canopée en forêt.

En plus de la partie continentale de son territoire et d'îles proches de la côte, le Brésil possède quelques petits groupes d'îles et d'îlots dans l'Atlantique : les Rochers de Saint-Pierre et Saint-Paul, Fernando de Noronha, Trindade et Martim Vaz ainsi que les petites îles de corail appelées atoll des Roches.

On distingue, pour des raisons pratiques, cinq grandes régions brésiliennes :

Sud [modifier]

États : Paraná, Santa Catarina et Rio Grande do Sul

Maisons allemandes dans Blumenau.
Maisons allemandes dans Blumenau.

Constituée de moyennes montagnes dans sa partie nord et de vastes plaines appelées pampas, dans sa partie méridionale, cette région, au climat subtropical humide, la seule région brésilienne à ne pas avoir un climat chaud toute l'année; est hautement développée et marquée dans sa culture quotidienne par l’immigration européenne, notamment allemande et italienne. En effet, son habitat et ses types humains (parfois on se croirait en Bavière), ainsi que le folklore gaucho (vacher du Rio Grande do Sul), sont proches de ceux de la vieille Europe.

Porto Alegre (plus connue depuis le Forum Social Mondial) et Curitiba (modèle de planification urbaine) sont les deux plus grandes villes du sud brésilien. Aux frontières de l’Argentine et du Paraguay se trouvent les chutes d’Rio Iguaçu, l’une des plus belles merveilles de la nature. Enfin, à 20 km de là, sur le fleuve Paraná se trouve Itaipu, le second plus grand barrage hydroélectrique du monde, après celui des Trois-Gorges, en Chine.

Sudeste [modifier]

États : Espírito Santo, Minas Gerais, Rio de Janeiro et São Paulo

Plages d'Ipanema et de Leblon, Rio de Janeiro.
Plages d'Ipanema et de Leblon, Rio de Janeiro.

CÂ’est la région la plus urbanisée et la plus industrialisée du Brésil, avec trois villes très importantes : Rio de Janeiro, Belo Horizonte et São Paulo.

Rio de Janeiro est l’ancienne capitale fédérale et la capitale de l'État de Rio de Janeiro. La ville est située dans une des plus belles baies du monde, dominée par le Pain de Sucre et la statue du Cristo Redentor (Corcovado), perchée à 700 m d’altitude. Son carnaval et ses écoles de samba l’ont rendue célèbre, ainsi que ses plages, comme Copacabana, Ipanema et Leblon. Capitale culturelle du pays, elle est la ville la plus importante en matière artistique. On y trouve l'Academia Brasileira de Letras, la plus grande bibliothèque nationale du pays, le Museu Nacional et le Theatre Municipal (bâtiment inspiré de l'opéra de Paris). Le Maracanã, le 3e stade le plus grand du monde, est aussi à Rio.

Il y a aussi de magnifiques plages autour de Rio (Angra dos Reis, Cabo Frio et Búzios). Dans le sud de l'État se trouve la petite ville de Parati qui offre de splendides façades baroques de couleur bleue, ocre ou vert qui se reflètent dans les eaux calmes de sa rade. À la Serra do Mar se trouve la ville de Petrópolis, fondée par l'empereur Dom Pedro II et l'on peut encore y voir son palace d'été, une très grande attraction touristique.

Située au carrefour des routes de l’État de Minas Gerais ("mines générales"), où eut lieu au XVIIe siècle une des plus grandes ruées vers l’or, Belo Horizonte s’étend sur plus de 20 km.

São Paulo (prononcer "San Paoulo"), fondée par les Jésuites en 1554, est aujourd’hui la troisième plus grande ville au monde après Tokyo et Mexico. On y croise une population d’origine européenne, japonaise ou arabe qui a fait de cette ville la capitale mondiale du café, un des plus grands centres d’affaires de la planète et la première ville économique du Brésil. São Paulo est aussi la ville la plus riche du pays.

Nordeste [modifier]

États : Alagoas, Bahia, Ceará, Maranhão, Paraíba, Pernambuco, Piauí, Rio Grande do Norte et Sergipe

Englobant neuf États du Brésil, le Nord-Est (ou « Nordeste Â») a connu son heure de gloire au XVIIe siècle, avec la canne à sucre. Les villes de Salvador (la plus « africaine Â» du Brésil), São Luís do Maranhão (fondée par des Français en 1612), Recife (« la Venise du Nordeste Â») ou Olinda (« la hollandaise Â»), par leur précieux héritage dÂ’architecture coloniale et la beauté de leurs façades décorées dÂ’azulejos (faïences bleues), sont les témoins de ce passé fastueux.

Aujourd'hui, la région compte 50 millions d’habitants. Elle souffre d'importantes difficultés socio-économiques malgré la présence de ressources naturelles importantes, parmi lesquelles des gisements pétroliers. Les inégalités sociales sont particulièrement fortes. Les sécheresses cycliques qui frappent le sertão, zone semi-aride de l’intérieur du Nordeste, terre des légendaires cangaceiros (tantôt héros, tantôt bandits), ne facilitent pas la vie de milliers de paysans sans terre, obligés d’émigrer vers les grandes métropoles du Sud.

Centre-Ouest [modifier]

États : Mato Grosso, Mato Grosso do Sul, Goiás et Brasilia.

Cette région reste peu peuplée. À l'extrême est de la région, on trouve Brasilia, capitale du Brésil depuis 1960. Plus à l'ouest, l'État du Mato Grosso occupe l'essentiel de la région ; l'activité agricole est en expansion et provoque une importante déforestation. C'est dans cette région que se trouve la partie brésilienne du Pantanal, la plus grande terre inondée de la planète et l'une des régions présentant la plus forte biodiversité dans le monde.

Nord [modifier]

États : Acre, Amapá, Amazonas, Pará, Rondônia, Roraima et Tocantins.

Le Nord du Brésil est en grande partie couvert par la forêt amazonienne. La densité humaine est encore très faible, un peu plus de 4 hab/km² dans l'État de Pará, à l'ouest, deux fois dans celui d'Amazonas. Les deux principales villes, Manaus dans l'Amazonas et Belém dans le Pará, se trouvent le long de l'Amazone.

L'Amazonie constitue la plus grande réserve biologique du monde, avec environ un tiers des espèces vivantes mondiales[réf. nécessaire]. Au cours des années 1970-80, les différents projets de développement et de migrations intérieures ont entraîné un déboisement préoccupant et des conflits entre les posseiros (propriétaires de terres, souvent illégaux) et les Indiens. Actuellement, la protection de la forêt, ainsi que le respect des terres indiennes, deviennent des priorités du gouvernement brésilien.

Faune [modifier]

Recouvert en partie par le plus grand bassin forestier de la planète, l'Amazonie, le Brésil est l'un des pays les plus riches du monde en terme de biodiversité. Il fait parti d'ailleurs des 17 Pays mégadivers. Forêts tropicales de plaines, de montagnes, substropicales, savanes, pampas, marais, côtes, le kaléidoscope d'habitats offrent autant de niches écologique aux milliers d'espèces recensées, peut être même millions.

Plus de 600 espèces de mammifères sont présentes au Brésil. Cela englobe plusieurs espèces de la famille des félins, comme le jaguar, le puma, le jaguatirica et l'ocelot. Parmi les autres mammifères, on trouve les paresseux, les antas (tapirus americanus), les tapirs, les tatous, les dauphins marins, les capivaras (grands rongeurs aquatiques dont certains peuvent peser jusqu'à 66 kg) et environ 30 espèces de singes. Le Brésil, avec ses 1772 espèces connues, possède la plus grande variété d'oiseaux au monde, après la Colombie et le Pérou. Dont 230 endémiques, parmi lesquels nandous, hoccos, rapaces, perroquets, toucans, pics, coq-de-roche, cotingas, tyrans, etc. Il y a au moins 40 espèces de tortues, 120 espèces de lézards, 230 espèces de serpents, 5 espèces d'alligators, 330 espèces d'amphibies et 1500 espèces de poissons d'eau douce. Les naturalistes ont répertorié plus de 100 000 invertébrés au Brésil, parmi lesquels plus de 70 000 insectes. La forêt amazonienne renferme la plus grande concentration d'organismes biologiques au monde. Personne ne sait réellement combien on y trouve d'espèces, mais les scientifiques estiment qu'elles représentent de 15 à 30 % de l'ensemble des espèces connues dans le monde.

Alors que les naturalistes répertorient de nouvelles espèces de poissons d'eau douce, leurs découvertes laissent entrevoir qu'il pourrait y avoir jusqu'à 3 000 sortes de poissons dans les fleuves et lacs d'Amazonie. Parmi les poissons spécifiques à la région, citons le pirarucu, que l'on dit être le plus grand poisson d'eau douce du monde, avec des spécimens qui mesurent plus de 2 mètres de long et qui pèsent jusqu'à 125 kg, le tambaqui, qui appartient à la famille des frugivores et possède des dents capables de casser des graines aussi dures que celles de l'hévéa (l'arbre à latex) ou du palmier jauari, et le piranha.

Découpage administratif [modifier]

Article détaillé : États du Brésil

Le Brésil est composé de vingt-six États et d'un district fédéral, dont la capitale est Brasilia.

Liste des États
État Capitale
Acre Rio Branco
Alagoas Maceió
Amapá Macapá
Amazonas Manaus
Bahia Salvador
Ceará Fortaleza
Espírito Santo Vitória
Goiás Goiânia
Maranhão São Luís
Mato Grosso Cuiabá
Mato Grosso do Sul Campo Grande
Minas Gerais Belo Horizonte
Pará Belém
État Capitale
Paraíba João Pessoa
Paraná Curitiba
Pernambouc Recife
Piauí Teresina
Rio de Janeiro Rio de Janeiro
Rio Grande do Norte Natal
Rio Grande do Sul Porto Alegre
Rondônia Porto Velho
Roraima Boa Vista
Santa Catarina Florianópolis
São Paulo São Paulo
Sergipe Aracaju
Tocantins Palmas


Frontières terrestres [modifier]

Les frontières terrestres du Brésil mesurent 14 691 km au total.

Seuls deux pays d'Amérique du Sud n'ont pas de frontière avec le Brésil : le Chili et l'Équateur. Les frontières du Brésil sont le résultat d'une active conquête de l'ouest, initiée dès le XVIIe siècle par les bandeirantes mais non terminée.

La frontière franco-brésilienne (entre la Guyane française et l'État de l'Amapá) est la plus grande frontière française.

Forces armées brésiliennes [modifier]

Icône de détail Article détaillé : Forces armées brésiliennes.

Les forces armées brésiliennes se composent de l'armée de terre (Exército), la marine brésilienne (Marinha) dont l'infanterie et l'aviation ainsi que la force aérienne brésilienne (Força Aéra Brasileira, FAB).

Les forces armées se composent de 287 000 soldats actifs.

L'armée de terre brésilienne (Exército) forte de 189 000 hommes et femmes peut mettre en œuvre 220 chars d'assaut.

Les forces aériennes ont plus de 700 avions dont des Mirage 2000, les fameux Embraer EMB 312 Tucano et Super Tucano, Lockheed C-130 Hercules, AMX International AMX. Le transport du président du Brésil est aussi assuré par les forces aériennes. En 2001, le ministère de la défense de la République française vend son porte-avions Foch aux Brésiliens. Il est rebaptisé lors de la transaction São Paulo.

Il existe une obligation militaire pour des hommes à partir de 18 ans, le service militaire de base dure neuf à douze mois. Le budget de la défense en 2005 s'élevait à 9,94 milliards de dollars américains soit environ 1,3 % du produit intérieur brut, une valeur plutôt inférieure à la moyenne mondiale (l'Allemagne environ 1,6 %).

Les militaires sont aussi utilisés en temps de paix à la protection contre les catastrophes et au service de sauvetage, ainsi que pour des services scientifiques (sur la base antarctique Comandante Ferraz). Le Brésil assure le commandement de la mission de Paix Minustah en Haïti de 6 000 hommes dont 1 200 Brésiliens, depuis le 1er juin 2004.

Le contrôle aérien civil est aussi sous la responsabilité des forces aéronautique, ainsi que l'Infraero (organisme qui gère les aéroports), et le Centre de lancement d'Alcântara.

La police militaire n'est pas à confondre avec les forces armées brésiliennes sous la responsabilité de l'Union (pouvoir fédéral), puisque chaque État fédéral en a la responsabilité.

Économie [modifier]

Le Brésil posséde une industrie aéronautique notable produisant en autre ces AMX International AMX
Le Brésil posséde une industrie aéronautique notable produisant en autre ces AMX International AMX

Article détaillé : Économie du Brésil ~ Liste d'entreprises brésiliennes

Le Brésil a le plus important PIB total d'Amérique latine. Le PIB par habitant en revanche est inférieur à celui de l'Argentine, du Chili et du Mexique. Quoique disposant d'une puissante agriculture commerciale et d'un secteur industriel assez diversifié, le Brésil est largement tertiarisé : en 2006, le secteur des services représentait 64 % du PIB[6]

La fragile croissance économique ne s'est pas faite sans douleur. Les disparités économiques sont fortes et constituent un important enjeu politique.

São Paulo, la plus grande ville du Brésil.
São Paulo, la plus grande ville du Brésil.

Une crise économique éclate en 1998

Le Fonds monétaire international décide alors d'accorder un prêt de 41,5 milliards de dollars américains en novembre 1998, car le Brésil a adopté les réformes imposées (privatisation) et a réduit ses dépenses budgétaires, notamment dans l'éducation. Aujourd'hui, l'économie tend à se stabiliser, mais reste fragile.

Le 15 avril 2008, le Brésil entre dans une nouvelle ère de son histoire économique avec l'annonce de la découverte d'immenses gisements pétroliers dans le Bassin de Santos. Ceux-ci seraient de l'ordre de 33 milliards de barils[7]

Agriculture [modifier]

L'agriculture ne représente qu'environ 5 % du PIB.[8]. Toutefois, le Brésil est une grande puissance agricole d'exportation. Certaines cultures commerciales telles que le soja sont en plein essor. Toutefois, la propriété foncière est très inégalement répartie et la pauvreté rurale reste importante. Les progrès de l'agriculture sont liées à une forte déforestation. En effet, chaque année, les pâturages sont dans un état avancé de dégradation, les agriculteurs cherchent de nouvelles terres car les rendements sont de plus en plus faibles ce qui entraîne la déforestation.

Malgré son décollage industriel, le Brésil n'a pas renoncé à son développement agricole : il reste un des tout premiers exportateurs mondiaux dans ce domaine, juste derrière les États-Unis, les Pays-Bas et la France. Il y est parvenu en s'adaptant rapidement à la demande et en mettant sur le marché de nouveaux produits, qui ont parfois éclipsé les plus anciens.

Ainsi, alors qu'il ne produisait pas de soja avant 1975, il est devenu rapidement le deuxième producteur dans le monde. Profitant d'un hiver rigoureux en Floride, il a pu s'emparer d'une bonne part du marché des jus d'oranges dont il contrôle à présent la moitié des exportations mondiales.

En 1959, le café représentait encore 57 % des exportations ; aujourd'hui, les annuaires statistiques ne se donnent plus la peine de le distinguer et le noient dans une rubrique " café, thé, épices ", bien que le Brésil en soit est toujours le premier producteur au monde.

Pour comprendre cette situation, il faut prendre en compte deux phénomènes. Le premier est le développement, en aval, d'un puissant complexe agro-industriel, qui transforme et valorise les denrées agricoles. Ainsi les tourteaux produits à partir du soja sont utilisés dans l'alimentation des volailles vendues jusque sur les marchés du Moyen-Orient où le Brésil concurrence vigoureusement les éleveurs bretons. L'autre raison est la capacité que possède le Brésil d'accroître sa production en défrichant de nouvelles terres. Entre 1975 et 1985, les exploitations ont conquis 52 millions d'hectares, soit plus d'une fois et demie la surface agricole de la France.

C'est en partie pour ouvrir de nouvelles terres qu'ont été construites certaines routes. La colonisation de l'Amazonie n'a pas résolu les problèmes fonciers du Nordeste et du Sud mais, du moins, les grands axes ont-ils permis la conquête des cerrados, ces savanes arborées du Centre-Ouest (Mato Grosso, Goiás), où se sont développées les cultures mécanisées du riz et du soja. Tout ne va pourtant pas bien dans ce secteur. L'érosion des sols est préoccupante dans le Paraná et tout le monde sait que la conquête de l'Amazonie a entraîné d'énormes défrichements, rapidement suivi par un fort lessivage des sols.

Coopération régionale [modifier]

Depuis 1991, le Brésil fait partie du Mercosur (en portugais « Mercosul Â»), marché commun du « cône sud Â» de l'Amérique latine incluant l'Argentine, le Paraguay, l'Uruguay et depuis 2005 le Vénézuéla . C'est un marché commun, tout comme l'Union européenne ou l'ALENA. Le Brésil, par son poids économique, y occupe de facto une position dominante.

Le 1er février 2006, l'Argentine et le Brésil signent, après près de trois ans de négociations, un accord qui doit permettre de protéger les secteurs de production qui pourraient être trop durement affectés par la compétition du pays voisin. Le Mécanisme dÂ’adaptation compétitive (MAC) permet de fixer des droits de douane sur le produit « trop compétitif Â» du pays voisin pour trois ans, renouvelable une fois.

Démographie [modifier]

Évolution de la démographie entre 1961 et 2003 (chiffre de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.
Évolution de la démographie entre 1961 et 2003 (chiffre de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.

Article détaillé : Démographie du Brésil

Population : 175 009 350 habitants (estim. septembre 2002), 184 millions estimés en 2005 (source : Institut brésilien de géographie et de statistiques – IBGE).
Densité : 20 hab./km²
Répartition par âge : 0-14 ans : 28,57 % ; 15-64 ans : 65,98 % ; + 65 ans : 5,45 %
Répartition ethnique : blancs 49,7 % ; couleur brune 42,6 % ; noirs 6,9 % ; asiatiques 0,5 % ; indiens 0,4 %.[9]
Répartition par religion : catholiques 73 % ; protestants 15 % : divers autres 10 % dont une centaine de sectes
Espérance de vie des hommes : 67,74 ans (en 2005)
Espérance de vie des femmes : 75,85 ans (en 2005)
Taux de croissance de la population : 1,06 % (2005-2002)
Taux de natalité : 16,83 pour mille (en 2005)
Taux de mortalité : 6,15 pour mille (en 2005)
Taux de mortalité infantile : 30,5 pour mille (en 2006)
Taux de fécondité : 1,91 enfants/femme (en 2006)
Taux de migration : + 0,07 pour mille (en 2006)
Insécurité, assassinats : 20 000 (2006).

Dans la population brésilienne, les Amérindiens étaient environ 100 000 dans les années 1970[10] pour plus de 700 000 aujourd'hui (chiffres de 2000 de lÂ’IBGE). Toutefois, 30 % des Brésiliens ont une ascendance amérindienne[11].

Brésiliens dans Salvador (Bahia).
Brésiliens dans Salvador (Bahia).
Indiens brésiliens
Indiens brésiliens
  • Suite à la traite atlantique, on compte à peu près 80 millions de Brésiliens d´origine africaine. C'est plus que le nombre d´habitants du Congo-Kinshasa ou d'Égypte[12].

Le Brésil accueille de grandes diasporas :

  • 6 millions de Brésiliens sont d'origine libanaise, vivant principalement à São Paulo, Belo Horizonte et Rio de Janeiro[13].
  • La plus forte communauté d'origine japonaise du monde (hors Japon) est aussi présente à São Paulo, avec 1,6 million de personnes[14].
  • 25 millions de Brésiliens sont d'origine italienne, approximativement 15 % de la population bresilienne[15].
  • Près de 190 000 personnes sont de confession juive, faisant ainsi du Brésil le huitième foyer diasporique juif (après les États-Unis, la France, la Russie, l'Ukraine, le Canada, la Grande-Bretagne et l'Argentine)[16].
  • On trouve aussi dans le sud des lieux d'émigration de populations germanophones (ex : la ville de Blumenau). On estime que 5 à 18 millions de Brésiliens sont d'origine allemande[17],[18].

Voir aussi [modifier]

Société multiraciale [modifier]

La croissance du peuple brésilien est comparable à celle d'un arbre « qui grandit par une sorte de nécessité intérieure Â», écrivait Georges Bernanos. La sève qui irrigue cette vaste ramure partie d'un tronc indien puis européen s'est enrichie au cours des siècles de greffes africaines et asiatiques. De ce mélange des sangs, du rapprochement de ces cultures, une conscience unanime est née dans une société qui s'affiche aujourd'hui multiraciale.

Criminalité [modifier]

D'après le journal Le Monde du 22 février 2005, 50 000 homicides en moyenne, dont 36 000 par arme à feu, sont commis au Brésil chaque année, ce qui le place au troisième rang mondial derrière la Colombie et la Russie. 17 millions d'armes à feu circulent dans le pays[19]. Le dimanche 23 octobre 2005, un référendum propose aux Brésiliens d'interdire la vente d'armes, mais il est rejeté par les citoyens à une grande majorité.

Une série d'attaques a fait 170 morts (dont 38 membres des forces de l'ordre) entre la nuit du 12 mai et le 16 mai 2006 à São Paulo et dans sa région[20]. Ces attaques visaient la police de l'état ainsi que des casernes de pompiers. Elles ont été attribuées au crime organisé, en particulier au "Premier commando de la capitale" (PCC). Elles constitueraient des représailles au transfert de plusieurs prisonniers vers des établissements pénitentiaires de haute sécurité. Elles ont d'ailleurs été accompagnées de plusieurs mutineries. Entre le 11 et le 15 juillet 2006, 106 attentats ont été perpétrés contre des tribunaux, des supermarchés, des banques, des autobus et des commissariats[21] : ces actes de violence sont de nouveau attribués aux PCC.

Le Brésil rural est devenu en un quart de siècle un pays fortement urbanisé : buildings et gratte-ciel, ghettos chic et résidences fastueuses s'opposent à l'immense marée des bidonvilles, les favelas. Dans ces métropoles trop vastes, nantis et laissés-pour-compte se côtoient dangereusement.

Religion [modifier]

Icône de détail Article détaillé : Religions au Brésil.

Selon le recensement de l'année 2000, le pays est très majoritairement chrétien :

La plupart des Amérindiens pratiquent des rites traditionnels. L’Église est officiellement séparée de l’État.

Culture [modifier]

Capoeira, un art martial brésilien d'héritage africain
Capoeira, un art martial brésilien d'héritage africain

Article détaillé : Culture du Brésil

Médias [modifier]

  • 293 quotidiens presse. Les plus vendus sont Folha de S. Paulo, O Globo, Jornal do Brasil et O Estado de São Paulo.
  • 19 chaînes de télévision publiques, 218 chaînes privées.
  • 1 radio publique, 2 000 radios indépendantes.

Société [modifier]

Le Brésil fait partie des pays émergents. Les inégalités économiques sont parmi les plus élevées au monde. La ségrégation sociale et raciale existe de facto entre les pauvres des bidonvilles et les familles les plus riches, qui se retranchent dans des quasi bunker pour se protéger de la délinquance, notamment des rapts à Rio de Janeiro et São Paulo.

Héritage du passé, les plus riches qui dirigent la politique et l´économie sont les descendants des plus grands planteurs et les plus pauvres, les descendants d´esclaves et d´immigrés. Cependant l´antiracisme et le métissage font partie du nationalisme brésilien, bien que de nombreux préjugés raciaux subsistent. Le Brésil compte la population noire ou métisse la plus importante au monde après le Nigéria, mais seul 11 % de la population se dit noire ou métisse selon les sondages car ceci est encore attaché à un statut social inférieur.[réf. nécessaire] Statistiquement, plus la classe sociale est élevée, plus la peau est claire. La discrimination se manifeste lorsque les Noirs ou les Indiens accèdent à des niveaux sociaux supérieurs. Beaucoup de blancs ressentent en effet les afro-brésiliens comme seule menace à l´hégémonie blanche. Dans ce pays qui a hérité d'un lourd passé colonial, les minorités ethniques occupent comme hier le bas de l´échelle sociale.[réf. nécessaire]

Élu en 2002 sur un programme de réduction des inégalités sociales, le président Lula a lancé le 30 janvier 2003 un programme « Faim zéro Â» afin d'éliminer la faim au Brésil. Dans ce programme s'inscrit la bolsa familia, qui lie le versement d'une somme d'argent aux familles pauvres à la scolarisation de leurs enfants. Ce programme est entré progressivement en vigueur et touche en 2006 près de 30 % de la population. Il aurait contribué de manière significative à une baisse récente de la pauvreté au Brésil d'après un rapport de la Banque mondiale[22].

De nombreux faits de sociétés rappellent les États-Unis d'Amérique : possession d'armes à feu, fédéralisme, hip-hop, musique des minorités, discrimination positive pour les minorités ethniques dans les universités. En 2007, on comptait environ 50 000 homicides par an dans tout le pays[23]. Entre janvier et septembre 2007, la police a tué 1 300 personnes rien que dans l'état de Rio, soit une augmentation de 60 %[23]. Chaque jour, trois jeunes de 15 à 24 ans sont assassinés[23]. Une automobile est volée à Rio de Janeiro toutes les douze minutes[23].

Langue [modifier]

Architecture coloniale portugaise dans Ouro Preto, Minas Gerais.
Architecture coloniale portugaise dans Ouro Preto, Minas Gerais.

Le portugais est la langue officielle du Brésil depuis la Constitution de 1988 (article 13). C'est la langue parlée par la quasi-totalité de la population. Mais il existe 170 langues autochtones et une trentaine issues de l'immigration.

La langue portugaise, apportée par les colons du Portugal, est proche de celle parlée au Portugal. Elle en diffère par des mots, des expressions et des accents liés notamment au métissage culturel et aux particularités sud-américaines (climat, végétation, alimentation) de ce pays. Suite à plusieurs réformes, l'orthographe s'est différenciée, notamment avec la suppression de consonnes non sonores : par ex. electricidade (Portugal) --> eletricidade (Brésil). Mais les différences entre le portugais européen et le portugais américain sont sensiblement les mêmes qu'entre celles séparant d'autres langues européennes (français, espagnol, anglais) de leurs correspondantes américaines.

L'enseignement de l'espagnol est obligatoire à l'école depuis une loi de 2005.

Sports [modifier]

Stade de Maracanã, Rio de Janeiro.
Stade de Maracanã, Rio de Janeiro.

Le Brésil est connu pour son football : l'équipe nationale a remporté à cinq reprises la coupe du monde de football (1958, 1962, 1970, 1994 et 2002). Le joueur le plus emblématique de ce pays est Pelé, les plus connus aujourd'hui sont Ronaldo, Ronaldinho, Robinho et Kaká, Ballon d'or 2007. C'est le sport le plus populaire sur le plan national.

Des Brésiliens se sont illustrés dans d'autres sports au niveau international : Gustavo « Guga Â» Kuerten pour le tennis, Ayrton Senna, Emerson Fittipaldi, Nelson Piquet et Felipe Massa en Formule 1, ainsi que Torben Grael et Robert Scheidt pour la voile.

La pratique des arts martiaux spécialement le judo et le jiu-jitsu brésilien ou Gracie jiu-jitsu est actuellement très développée au Brésil.

Une mention spéciale pour la capoeira, sport typiquement brésilien, à mi-chemin entre la danse et le sport de combat.

Le Brésil possède aussi une équipe de volley-ball qui a déjà remporté plusieurs fois les championnats mondiaux. Elle est reconnue avec l'Italie comme étant l'une des meilleures équipes de volley-ball au monde.

Aux différents Jeux olympiques, le Brésil a remporté 343 médailles (55 or, 117 argent et 171 bronze). Torben Grael est le Brésilien le plus médaillé au JO avec 5 médailles (2 en or, 1 en argent et 2 en bronze).

República Federativa do Brasil (pt)

République fédérative du Brésil (fr)
Drapeau du Brésil Armes du Brésil
(Détails) (Détails)
Devise nationale : Ordem e Progresso
Français : « Ordre et Progrès Â»,
devise du philosophe français
positiviste Auguste Comte
Langue officielle portugais
Capitale Brasilia
Plus grande ville São Paulo
Forme de l’État
 - Président de la République
République fédérale
Luiz Inácio Lula da Silva
Superficie
 - Totale
 - Eau (%)
Classé 5e
8 547 877(IBGE) km²
0,65 %
Population
 - Totale (2006)
 - Densité
Classé 5e
190 000 000 (janvier

2008) hab.
21,6 hab./km²

Indépendance
 - Déclarée
- Reconnue
Du Portugal
7 septembre 1822
29 août 1825
Pays limitrophes Argentine Argentine
Colombie Colombie
Pérou Pérou
Bolivie Bolivie
Venezuela Venezuela
 Paraguay
Guyana Guyana
 Uruguay
Suriname Suriname
France France(Guyane)
Gentilé Brésilien, brésilienne
IDH (2007) 0,800 (élevé) 70e
Monnaie Réal (au Brésil, on écrit Real) (BRL)
Fuseau horaire UTC -2 à -5
Hymne national Hino Nacional Brasileiro
Principale(s) religion(s) Catholique, Protestante
Domaine internet .br
Indicatif
téléphonique
+55

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Br%C3%A9sil

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Le Mardi 09 Septembre 2008Poster un commentaire
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